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Quand Swisscom

Quand Swisscom « oublie » de demander un permis pour ses antennes 5G

Un auditeur de l’émission On en parle a récemment révélé que Swisscom avait effectué des travaux sur une antenne de téléphonie mobile dans le canton de Fribourg sans en informer les autorités compétentes. Cette situation soulève des questions sur le respect des réglementations en matière d’installations 5G en Suisse.


Fait principal

Chris, un auditeur de l’émission, a remarqué des modifications sur une antenne près de chez lui. Alerté, il a contacté le Service de l’environnement du canton (SEn), qui a confirmé qu’aucune demande de permis n’avait été soumise par Swisscom pour ces travaux. L’opérateur a été prié de se conformer à la réglementation, bien que l’installation ait pu continuer à fonctionner en attendant.

Ce qu’il s’est passé

Le SEn est l’autorité responsable de garantir le respect des normes de rayonnement des antennes de téléphonie mobile. En l’absence de permis, Swisscom a reconnu l’erreur comme étant « humaine », affirmant que cela était rare mais possible. Malgré cela, l’antenne n’a pas été arrêtée, car les valeurs limites de rayonnement étaient jugées respectées.

Chronologie des événements

  • Découverte des travaux : Chris signale des modifications sur l’antenne.
  • Contact avec le SEn : Le service confirme l’absence de demande de permis.
  • Réaction de Swisscom : L’opérateur évoque une erreur humaine.
  • Maintien de l’antenne en fonctionnement : L’antenne continue de fonctionner, respectant les limites de rayonnement.

Pourquoi cette information est importante

Cette affaire met en lumière des lacunes potentielles dans le système de contrôle des installations de téléphonie mobile en Suisse. Les autorités se basent sur des données fournies par les opérateurs pour vérifier le respect des normes, ce qui pose des questions sur l’indépendance et l’efficacité des contrôles.

Les conséquences immédiates

L’absence de sanctions immédiates pour Swisscom pourrait créer un précédent, incitant d’autres opérateurs à agir de manière similaire. Cela soulève des inquiétudes quant à la régulation des antennes 5G et à la protection des riverains.

Les réactions

Raphaël Mahaim, conseiller national et avocat, a exprimé son scepticisme face à la fréquence des « erreurs humaines » chez Swisscom. Il rappelle que toute modification de la puissance de rayonnement nécessite une nouvelle demande de permis. D’autres cas similaires dans le passé, comme celui d’une habitante de Neuchâtel en 2022, renforcent cette inquiétude.

Les chiffres à retenir

  • Le SEn effectue des vérifications des normes d’émissions une à deux fois par an.
  • Aucun autre cas similaire n’a été rapporté dans le canton ces deux dernières années.

« Lorsqu’on modifie la puissance de rayonnement, on doit repasser par une procédure de demande de permis de construire. » – Raphaël Mahaim


Ce qu’il faut surveiller maintenant

Une révision des règles encadrant les antennes de téléphonie mobile est actuellement en consultation au niveau fédéral. Ce projet pourrait simplifier les procédures, mais également affaiblir le droit d’opposition des riverains.

Conclusion

L’incident avec Swisscom soulève d’importantes questions sur la conformité réglementaire et la protection des citoyens face à l’expansion des infrastructures 5G. Alors que le cadre légal pourrait évoluer, la vigilance des autorités et des citoyens sera cruciale pour préserver les droits des riverains.

Source principale

On en parle

Sources complémentaires

Tribune de Genève, Service de l’environnement du canton de Fribourg, Raphaël Mahaim, Swisscom.

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Swisscom a installé des antennes 5G sans permis dans le canton de Fribourg, soulevant des questions sur la régulation et la conformité.

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Swisscom, 5G, antennes, permis, réglementation, Fribourg, SEn, rayonnement, erreurs humaines, Raphaël Mahaim, téléphonie mobile, autorités compétentes.

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