La France a annoncé l’arraisonnement d’un pétrolier lié à la Russie dans l’océan Atlantique, marquant une nouvelle étape dans la lutte contre la « flotte fantôme » utilisée pour contourner les sanctions occidentales visant Moscou. L’opération a été confirmée par le président Emmanuel Macron, qui a salué l’intervention de la Marine nationale menée avec le soutien de plusieurs partenaires internationaux, notamment le Royaume-Uni.
Selon les informations relayées par Reuters, le navire concerné, baptisé Tagor, faisait l’objet de sanctions internationales. Les autorités françaises indiquent que l’intervention s’est déroulée en haute mer, dans le respect du droit maritime international. Emmanuel Macron a dénoncé les tentatives de contournement des sanctions, estimant que ces activités contribuent au financement de l’effort de guerre russe en Ukraine.
Plusieurs médias internationaux soulignent que cette opération s’inscrit dans une série d’actions menées depuis plusieurs mois contre les navires soupçonnés d’appartenir à la « flotte fantôme » russe. Ces pétroliers utilisent souvent des pavillons contestés, des sociétés écrans ou des systèmes de localisation désactivés afin d’échapper aux contrôles et aux restrictions commerciales.
La France avait déjà procédé à plusieurs interceptions similaires en Méditerranée depuis le début de l’année 2026. Ces opérations visent à renforcer l’application des sanctions économiques imposées à la Russie depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine.
Cette nouvelle interception confirme le durcissement de la surveillance maritime européenne face aux réseaux pétroliers russes opérant en dehors des circuits commerciaux traditionnels.
