
Boogie Balagan : un rock-blues world qui chante le chaos et l’espoir
Le duo Boogie Balagan, composé d’Azri et Gabri, dévoile son troisième album, Gözlerim Yahalom, qui s’inscrit dans une démarche musicale unique, mêlant rock, blues et influences du monde. Leur musique, qui s’exprime en anglais, français, arabe, turc et hébreu, reflète un univers humaniste où les langues s’entrelacent pour créer une mosaïque sonore.
Difficile de catégoriser leur style. Les artistes se définissent comme pratiquant le « world rock identitaires », un terme qui souligne la pluralité de leur approche. Sur cet album, ils explorent également des langues moins courantes comme le maldivien, parlée par seulement quelques centaines de milliers de personnes.
Avec des titres comme Falafhell Power, Boogie Balagan s’affirme dans un mélange de sonorités qui évoquent un univers presque rétro, où le désordre apparent est en réalité une célébration des différences. Ce chaos, loin d’être un obstacle, devient un point de rencontre.
Nés en Israël et résidant aujourd’hui en France, Azri et Gabri s’inspirent du mot « balagan », signifiant désordre joyeux, pour illustrer leur démarche artistique. Depuis 2004, ils s’engagent à créer une musique vivante et humaine, capable de transformer le chaos en une énergie positive.
Leur univers musical s’étend au cinéma avec des projets comme la bande originale du film Le Cochon de Gaza, qui aborde le conflit israélo-palestinien avec humour. En parallèle, ils ont imaginé une ville fictive, « Palestisraël City », où la paix et l’humanisme régneraient.
Le jeu des mots est également central dans leur travail. Par exemple, dans Purple Fez, ils mêlent références musicales et culturelles, créant des échos entre des titres emblématiques et des éléments traditionnels.
Boogie Balagan ne se limite pas à un simple projet musical ; ils proposent une expérience et un espace de rencontre, célébrant la diversité à travers une musique engagée et rassemblante.
Source : RFI
