
Vol EgyptAir : dix ans après, retour sur un crash d’avion toujours non élucidé
Le 7 avril 2026, le parquet de Paris a requis un non-lieu général dans l’enquête sur le crash du vol MS804 d’EgyptAir, qui a coûté la vie à 66 personnes le 19 mai 2016. Cette décision, qui survient à l’approche du dixième anniversaire de la tragédie, a suscité l’indignation des familles des victimes et des avocats, qui dénoncent un « déni de justice ». En l’absence de personnes vivantes mises en examen, l’enquête semble s’acheminer vers une impasse.
Fait principal
Le vol MS804, reliant Paris au Caire, a disparu des écrans radar dans la nuit du 18 au 19 mai 2016. L’appareil, un Airbus A320, a cessé de répondre aux contrôleurs aériens alors qu’il évoluait à 280 kilomètres au nord du Caire. Les 56 passagers et 10 membres d’équipage, dont 15 Français, ont péri en mer Méditerranée.
Ce qu’il s’est passé
Les derniers instants du vol MS804 ont été marqués par des manœuvres inexplicables. Les radars grecs ont enregistré un virage de 90° à gauche suivi d’un virage de 360° à droite, alors que l’appareil perdait rapidement de l’altitude. Entre 2 h 26 et 2 h 29, le système de communication de l’avion a transmis des alertes concernant de la fumée à bord et des défaillances des commandes de vol.
Chronologie des événements
- 19 mai 2016 : L’Airbus A320 d’EgyptAir disparaît des radars.
- 16-17 juin 2016 : Récupération des deux boîtes noires.
- Décembre 2016 : Les autorités égyptiennes annoncent des traces d’explosifs, ce qui gèle la coopération avec la France.
- Avril 2026 : Le parquet de Paris requiert un non-lieu général.
Pourquoi cette information est importante
L’enquête sur le vol MS804 est emblématique des difficultés rencontrées dans les investigations internationales sur les accidents aériens. Les divergences entre les autorités égyptiennes et françaises, ainsi que les allégations d’explosifs, compliquent la compréhension des causes exactes de la tragédie.
Les conséquences immédiates
La décision du parquet de Paris de requérir un non-lieu pourrait signifier que les familles des victimes n’obtiendront jamais de réponses claires sur les circonstances de l’accident. Cela soulève des questions sur la responsabilité d’EgyptAir et sur la sécurité aérienne en général.
Les réactions
Me Sébastien Busy, avocat représentant plusieurs familles de victimes, a déclaré que le non-lieu était « un déni de justice ». Les parties civiles exigent des investigations supplémentaires et la mise en examen d’EgyptAir pour des défaillances présumées dans la maintenance de l’appareil.
Les chiffres à retenir
- 66 : Nombre total de victimes dans le crash.
- 13 : Pays représentés parmi les passagers.
- 15 : Nombre de Français parmi les victimes.
Selon le parquet, l’accident résulte d’une fuite d’oxygène dans le cockpit, provoquée par un « engagement intempestif » d’un bouton d’urgence.
Ce qu’il faut surveiller maintenant
La décision des juges d’instruction sera cruciale pour l’avenir de l’enquête. Les familles des victimes continuent de demander des réponses et des clarifications sur la sécurité aérienne.
Conclusion
Dix ans après le crash du vol MS804, l’absence de conclusions claires sur les causes de l’accident laisse les familles des victimes dans l’incertitude. La situation met en lumière les défis liés à la coopération internationale dans les enquêtes sur les accidents aériens et soulève des questions sur la sécurité des vols.
Source principale
La Croix
Sources complémentaires
AFP, Reuters, Le Monde, France Info, BEA
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Dix ans après le crash du vol MS804 d’EgyptAir, l’enquête reste sans réponse. Le parquet de Paris requiert un non-lieu, suscitant l’indignation des familles.
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